Mt Rainier National Park
28 juillet 2011
Ce matin, nous quittons la ville en direction du « Mt. Rainier National Park ». Ce volcan figure dans la liste des 10 volcans les plus dangereux au monde. Il y figure non pas parce qu’il est soupçonné d’entrer en éruption sous peu, mais plutôt parce qu’il se trouve tout près d’agglomérations importantes dont Seattle et Tacoma et que les conséquences seraient désastreuses.
À peine sorti de la ville, nous l’apercevons tel un monstre se dressant au-dessus de l’horizon. Bien que nous soyons encore à plus de 100 km, il nous paraît énorme. En moins de deux heures, nous nous trouvons à l’entrée du parc national.
Une route sinueuse et escarpée nous mène rapidement à notre emplacement de camping au « Cougar Rock Campground ». Ce terrain de camping est vraiment bien avec des emplacements boisés offrant une belle intimité. Pourtant, il n’en coute que 15 $ pour camper à cet endroit.
Notre site est sans service alors nous devrons fonctionner avec la batterie.
Après un bon dîner au camping, nous partons à la découverte du parc. Nous nous arrêtons d’abord aux « Christine Falls ». Un petit sentier nous conduit à un point d’observation sous le pont.
Par la suite, de nombreux points de vue nous permettent de contempler l’immensité et la démesure de ce volcan qui fait plus de 4300 mètres de hauteur.
On s’arrête ensuite aux chutes Narada. Un sentier un peu plus long (environ 100 m) nous permet de nous rendre au point d’observation de la chute. La chute pulvérise sur nous un nuage de bruine. Ce petit dérangement est vite oublié car on est récompensé par un magnifique arc-en-ciel au pied de la chute.
Pendant ce temps, la route monte de plus en plus haut en altitude sur le versant sud du volcan. On commence à voir de petites plaques de neige dans la forêt. On entreprend ensuite la boucle appelée « Paradise ». Cette boucle nous conduit au-dessus de la ligne des arbres. Au point le plus haut, le sol est entièrement recouvert de neige.
Nous sommes le 28 juillet. On se tient dans la neige en pantalons courts et en sandales. Il fait plus de 20 degré, on a chaud, mais la neige entre dans nos sandales et nous gèle les orteils… Étrange sensation…
Quelques randonneurs armés de bottes à crampons et de piolets se lancent à l’assaut du sommet alors que des touristes curieux s’amusent dans la neige.
L’endroit est magnifique et mérite bien son nom de « Paradise ». D’un côté le mont Rainier tout enneigé…
Petite déception toutefois… Alors qu’on s’approche du sentier pour monter dans la neige, une « park ranger » un peu zélée s’élance vers nous pour nous aviser que notre chien doit demeurer dans le stationnement sous prétexte de ne pas déranger les animaux sauvages… Pendant ce temps, une centaine de touristes énervés se roulent dans la neige, se lancent des balles de neige, parlent fort, piétinent la neige et les arbustes … Qui dérange le plus? Je lui fais part de mon incompréhension. On a traversé presque tous les parcs nationaux canadiens et Molly a pu se baigner dans les lacs, aller dans les sentiers de randonnée… On a même rencontré toute sorte d’animaux (des wapitis, des mouflons, des marmottes, des chevreuils, des caribous) et aucun n’a été effrayé par notre chien. Nous avons rencontré des dizaines et des dizaines de chiens dans les sentiers canadiens et pourtant, on y rencontre bien plus de faune que dans les parcs américains. C’est bien la preuve que la présence de ces randonneurs poilus n’affecte pas la faune. Pour cela, je dis « Bravo Canada! ».
Maintenant que j’ai laissé aller ma frustration, reprenons le récit de nos aventures :)
Un peu plus loin, on rencontre le « Reflection Lake ». Ce lac est placé à l’endroit idéal pour créer des photos extraordinaires du mont Rainier. Quand le lac est calme, l’image de la montagne est réfléchie sur l’eau.
La route entreprend ensuite sa descente de l’autre côté du volcan. Sur le bord de la route, de magnifiques fleurs des champs contrastent avec la neige du sommet.
Un peu plus loin, nous roulons sur une corniche, au bord du falaise sans garde-fou. Plutôt impressionnant. À certains endroits, on a du construire des tunnels afin de faire passer la route.
Au camping, on se prépare un bon repas. Un filet de porc à la sauce ail et citron… Malheureusement, après moins de 30 minutes, je constate que l’éclairage de la roulotte commence à faiblir. Pourtant, la batterie était chargée à pleine capacité et seule une lumière était allumée. Va-t’on devoir changer la batterie ?
En soirée, on se fait un feu de camp, on chante des chansons et on mange des guimauves. Le ciel est vraiment clair et on y voit des milliers d’étoiles.

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